taosophie

Le conte de L'OEillet



Après de longues années d'attente, une reine met au monde un enfant du miracle, dont la qualité singulière est que tous ses voeux, quels qu'ils soient, se réalisent ici-bas.

Le roi et la reine sont au comble du bonheur.

Mais le cuisinier du château souhaite détourner le don merveilleux à son propre profit.
Il enlève l'enfant et le cache, en faisant croire au roi que des bêtes sauvages l'ont emporté, un jour que la reine s'était endormie avec lui dans le parc du château.

Furieux, le roi fait enfermer sa femme dans une tour.

Le cuisinier rejoint l'enfant, qui a grandi, et lui demande de souhaiter un beau château avec son parc.

Instantanément, le château est là.

Puis il lui demande de souhaiter une belle demoiselle comme compagne.
Le cuisinier cherche ainsi à occuper l'enfant, afin qu'il le laisse vivre sans souci la vie de château.

La demoiselle apparaît à son tour : elle est d'une beauté extraordinaire.
Le temps passe : le cuisinier tout à sa vie de seigneur et le prince grandissant auprès de la demoiselle.

Mais le cuisinier veut éviter que le jeune homme ne s'interroge sur ses origines, et il demande à la demoiselle de l'exécuter.

Celle-ci s'y refuse et avertit le prince.

Ce dernier formule alors le souhait que le cuisinier se transforme en un caniche noir pourvu d'un collier fait d'une chaîne d'or et dévorant des charbons ardents jusqu'à ce que la flamme lui sortent de la gorge.

Prenant enfin conscience de lui-même à l'occasion du danger soudain, le prince découvre toute son histoire, et décide de retourner vers les siens.

Mais la jeune fille ne connaît rien de son monde, et ne souhaite pas s'y rendre.
Pour lui éviter l'adaptation du voyage, il la transforme en œillet et l'emporte avec lui, ainsi que le caniche noir.

De retour chez lui, il va prévenir sa mère et lui annonce sa prochaine libération, mais la laisse enfermée dans la tour.

Puis il va trouver son père sans se faire reconnaître et se fait engager comme chasseur, avec la promesse d'une abondance de gibier.

Les forêts sont stériles depuis de longues années, mais le roi accepte le pari du changement.
Et, de fait, le prince n'a qu'à souhaiter du gibier pour que celui-ci se précipite dans le piège des chasseurs.

Devant une telle abondance, si soudaine, le roi organise une fête à laquelle il convie tous les grands du royaume.

Il exige que le chasseur se tienne à ses côtés.

Ce dernier, à table, émet le souhait que quelqu'un prenne sur lui d'évoquer le souvenir de la reine enfermée.

Le maréchal, qui est le plus courageux de l'assistance, se lève et demande au roi ce qu'il est advenu de la reine.

Le roi entre dans une grande colère et rappelle la faute de son épouse qui n'a pas su préserver leur enfant.

Le prince se lève à son tour et se fait reconnaître.

Il raconte toute l'histoire et produit ses preuves : le caniche qu'il rend à sa forme de cuisinier et l'œillet qui redevient la belle jeune fille qui lui a sauvé la vie.

Le roi est alors placé devant l'iniquité de son jugement, et demande à ce que la reine soit aussitôt tirée de prison.

Affaiblie par son épreuve, la reine meurt, suivie de près par le roi dévoré par le chagrin.

Le prince épouse la jeune fille et règne sur le royaume.

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Légende du Capteur de rêves


Par une belle journée de printemps, un chasseur indien nommé Eau rapide partit chercher de la viande pour sa tribu qui avait faim. En se promenant dans la forêt, il découvrit une clairière qu'il n'avait jamais vue auparavant. Il rencontra un vieux monsieur aux apparences d'un chaman et lui dit: «Que veulent dire les signes dans le sable?»

Le vieillard lui dit: «Ce sont des signes aux pouvoirs magiques, ils me serviront à conquérir la planète! Je t'avertis, si tu touches à un seul de ces dessins, tu seras poursuivi par une terrible malédiction.» Eau Rapide, terrifié, effaça les signaux et s'enfuit en courant le plus loin possible. Rendu à une très grande distance, il se remit à chasser.

Le soir même, le guerrier fit un épouvantable mauvais rêve; ce cauchemar se répétait tous les soirs. Puisqu'il n'arrivait plus à dormir, il ne pouvait plus aller à la chasse. Alors, il dut trouver solution à son problème. Le chaman de sa tribu avait eu beau préparer des potions à base de plantes, faites des envoûtements et des invocations, mais rien ne fonctionnait. Puis un jour,alors qu' il essayait de chasser avec les forces qui lui restaient, il rencontra Mère Araignée. Eau Rapide, surpris, demanda à la déesse: «Connaissez-vous un moyen pour me guérir de tous ces cauchemars?»

Mère Araignée lui répondit: «Oui, c'est pour cela que je suis ici! Va me chercher une branche de frêne et tords-la pour en faire un cercle. Ensuite,donne-moi le cercle.» Dame Araignée se mit à tisser une toile puis à la décorer de plumes et de perles. Quand elle eut fini, elle lui dit: «Accroche ce capteur de rêves sur le bord de ta fenêtre, il filtrera les beaux rêves des cauchemars, les mauvais rêves s'évaporeront à la chaleur du soleil. Les rêves resteront emprisonnés dans les perles. Chaque nuit, un rêve sera relâché pour que tu puisses le rêver.»

Le chasseur remercia la déesse puis retourna chez lui. Sur le chemin du retour, il chassa trois perdrix et un chevreuil, de quoi nourrir toute la tribu. Sa femme l'accueilla les bras ouverts et lui dit: «Va te coucher mon chéri, tu dois être mort de fatigue.» Ce qu'il fit très rapidement. Depuis ce temps, cette tradition se transmet de génération en génération!


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Tout va casser

    « Tout va casser et s’écrouler en toi.
    Ce que tu crois qui te protège n’est qu’artifice.
    Ecoute le vent, il est porteur des graines
    qui contiennent les semences qui vont te permettre
    de devenir qui tu es vraiment.

    Reste un Guerrier, jusqu’au bout.
    Le Guerrier est celui qui trouve sa place,
    s’y maintient, et pose des actes justes,
    c’est-à-dire sans la moindre émotion
    mais avec le but d’atteindre la lumière. »

    « Je vais te donner une série de rituels à faire, pendant sept jours.
    Pendant cette période, trouve-toi un endroit dans la nature
    où il y a de la force pour toi, assied-toi et écoute tes peurs.

    Un Guerrier ne combat rien d’autre que ses peurs.
    Les peurs sont les graines porteuses de l’enseignement


    La vie bouillonne dans chacune de mes cellules.
    Je la sens me traverser comme un torrent de montagne.

    Quand sur mon chemin certains obstacles me semblent
    insurmontables, quand je suis abattu,
    quand je ne vois aucune issue à mon désarroi,
    il me reste la Vie. Que je le veuille ou non, je suis en vie.

    C’est un constat, un bête constat, une fabuleux constat :
    la Vie me maintient en vie, sans me demander mon avis.

    Des fois, ça me fait rire. Alors je danse !
    qui va te montrer le chemin.

    Rencontre-les, confronte-toi à elles,
    et elles te rendront la sagesse de tes vies antérieures. »

Philippe Lenaif

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Prends le temps



Prends le temps de réfléchir,
C'est la source du pouvoir


Prends le temps de lire,
C'est la base de la sagesse


Prends le temps de jouer,

C'est le secret pour rester jeune


Prends le temps de garder ton esprit ouvert,

C'est l'occasion d'aider les autres


Prends le temps de rire,

C'est la musique de l'âme


Prends le temps de partager,

C'est le secret du bonheur


Prends le temps de rêver,
C'est l'avenir qui en dépend


Surtout et avant tout,
prends le temps de t'aimer un peu plus chaque jour


Car tu es le joyau le plus précieux de la terre.


Anonyme

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La rose-thé





    La plus délicate des roses
    Est, à coup sûr, la rose-thé.
    Son bouton aux feuilles mi-closes
    De carmin à peine est teinté.

    On dirait une rose blanche
    Qu'aurait fait rougir de pudeur,
    En la lutinant sur la branche,
    Un papillon trop plein d'ardeur.

    Son tissu rose et diaphane
    De la chair a le velouté ;
    Auprès, tout incarnat se fane
    Ou prend de la vulgarité.

    Comme un teint aristocratique
    Noircit les fronts bruns de soleil,
    De ses soeurs elle rend rustique
    Le coloris chaud et vermeil.

    Mais, si votre main qui s'en joue,
    A quelque bal, pour son parfum,
    La rapproche de votre joue,
    Son frais éclat devient commun.

    Il n'est pas de rose assez tendre
    Sur la palette du printemps,
    Madame, pour oser prétendre
    Lutter contre vos dix-sept ans.

    La peau vaut mieux que le pétale,
    Et le sang pur d'un noble coeur
    Qui sur la jeunesse s'étale,
    De tous les roses est vainqueur !

    Théophile GAUTIER (1811-1872)

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Le fils du Roi Dragon


« Il y avait autrefois un vieil homme nommé Ch’u. Il avait bien au dessus
de la soixantaine. Il avait accompli beaucoup de bonnes actions tout au
long de sa vie. Dans le passé, le moyen de transport était très difficile.
Il donnait beaucoup d’argent pour que des routes puissent être
construites, ainsi que des ponts, de façon à faciliter le déplacement des
gens. Les gens dans le besoin pouvaient toujours compter sur lui pour
la charité. Ses voisins disaient toujours de bonnes choses à son égard.
Un jour, il vit un poissonnier en chemin vers le marché pour vendre une
carpe fraîchement attrapée. Ce magnifique poisson avait des marques
rouges aussi chaleureuses et brillantes que le feu en hiver. Ses yeux
étaient aussi brillants que les étoiles dans le ciel. Ch’u le vieil homme
pensait qu’il serait bien dommage de manger un si beau poisson,
et donc, acheta le poisson pour un bon prix et le libéra dans un bassin.
Il se sentait très fier de son action. Mais Ch’u était un vieil homme et
personne ne peut vivre pour toujours. Peu de temps après, il se sentait
faible, étourdi, et abattu. Il pensait qu’il ne vivrait plus bien longtemps.

Tandis qu’il était malade allongé chez lui, un garçon serveur se présentait
et dit,’ Monsieur Ch’u, mon maître m’a envoyé pour vous inviter à
manger avec lui’. Vieux Ch’u ne reconnaissait pas quel serveur il était,
mais il pensait que sortir du lit pourrait lui faire du bien ; un bon repas
extérieur pourrait lui redonner le moral. Il suivit alors le garçon.’ Il doit
être vraiment malade,’pensait-il tandis qu’ils faisaient leur chemin,’
Tout a l’air si brumeux, et semble briller d’une lumière d’or.’ En peu
de temps, il se retrouva debout en face d’un palais orné avec des piliers
creusés et des poutres peintes. Un signe au dessus de la porte de devant
disait, le Palais de Cristal. ‘ Étrange! N’est ce pas cela le nom du Palais
du Dragon ? Se demanda vieux Ch’u. Après un court moment, son hôte
sortit, un homme très impressionnant avec des sourcils minces, de longs
yeux, et cinq longs filets de moustaches. Il avait l’air bien vivant et
puissant, et aussi vertueux. Après qu’ils aient bavardé un peu,
Vieux Ch’u découvrit que son hôte n’était autre que le Roi Dragon
lui-même ! Ensemble, ils se réjouirent d’un banquet de tous les délices
de la montagne et de la mer. Le Roi Dragon dit à Vieux Ch’u,’ Un de mes
fils était parti à l ‘extérieur pour jouer l’autre jour, et fut kidnappé par un
bandit qui était sur le point de le tuer ! Heureusement, vous étiez là pour
le sauver. Pour cela, nous vous sommes des plus reconnaissants.’
Actuellement, votre temps de vie sur cette terre est sur le point de finir,
mais parce que vous avez sauvé un dragon déguisé en poisson, vous
avez gagné le droit de vivre plus longtemps. J’ai préparé ce simple repas
pour vous exprimer ma gratitude, et pour vous expliquer cela.’ ’J’ose à
peine accepter votre générosité,’ répliqua humblement Vieux Ch’u.’
A partir de maintenant, je ferai plus de bonnes actions pour montrer ma
profonde gratitude.’

Après la fin de leur fête, Vieux Ch’u se réveilla du lit avec un estomac
plein.’ Cela a du être un rêve,’ se disait-il à lui-même. ‘ Mais pourquoi
suis-je si rempli ?’ Il fit beaucoup plus de bonnes actions, et mourut en
paix plusieurs années plus tard sans aucune souffrance à l’ âge de cent
vingt ans… »

Extrait de « l’Amour de la Vie »

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Le génie menteur



Il y avait une fois un jeune prince qui trouvait les gens autour de lui méchants et égoistes. Il en parla un jour à son précepteur qui était un homme sage et avisé et qui confia une bague au prince.

“ Cette bague est magique. Si tu la tournes trois fois sur elle-même, un génie t’apparaîtra. Toi seul le verras. Chaque fois que tu seras insatisfait des gens, appelle-le. Il te conseillera. Mais fais attention : ce génie ne dit la vérité que si on ne le croit pas. II cherchera sans cesse à te tromper. ”

Un jour, le prince entra dans une violente colère contre un dignitaire de la cour qui avait agi contre ses intérêts, Il fit tourner trois fois la bague. Aussitôt, le génie apparut

“ Donne-moi ton avis sur les agissements de cet homme, dit le prince. ”

“ S’il a fait quelque chose contre toi, il est indigne de te servir. Tu dois l’écarter ou le soumettre. ” A ce moment, le prince se souvint des paroles étranges de son précepteur.

“ Je doute que tu me dises la vérité ”, dit le prince.

“ Tu as raison ”, dit le génie, “ je cherchais à te tromper. Tu peux bien sûr asservir cet homme, mais tu peux aussi profiter de ce désaccord pour apprendre à négocier, à traiter avec lui et trouver des solutions qui vous satisfassent tous deux. ”

Parcourant un jour la ville avec quelques compagnons, le prince vit une immense foule entourer un prédicateur populaire. Il écouta un instant le prêche de cet homme et fut profondément choqué par des paroles qui contrastaient violemment avec ses propres convictions. Il appela le génie.

“ Que dois-je faire? ”

“ Fais-le taire ou rends-le inoffensif ”, dit le génie. Cela me paraît juste, pensa le prince. Mais il mit néanmoins en doute ce que le génie avait dit.

“ Tu as raison ”, dit le génie, “ je mentais. Tu peux neutraliser cet homme. Mais tu peux aussi examiner ses croyances, remettre en cause tes propres certitudes et t’enrichir de vos différences. ”

Pour l’anniversaire du prince, le roi fit donner un grand bal où furent conviés rois, reines, princes et princesses. Le prince s’éprit d’une belle princesse qu’il ne quitta plus des yeux et qu’il invita maintes fois à danser sans jamais oser lui déclarer sa flamme. Un autre prince invita à son tour la princesse. Notre prince sentit monter en lui une jalousie profonde. Il appela alors son génie.

“ Que dois-je faire, selon toi? ”

“ C’est une crapule ”, répondit le génie. “ Il veut te la prendre. Provoque- le en duel et tue-le. ” Sachant que son génie le trompait toujours, le prince ne le crut pas.

“ Tu as raison ”, dit le génie, “ je cherchais à te tromper. Ce n’est pas cet homme que tu ne supportes pas, ce sont les démons de tes propres peurs qui se sont éveillés quand tu as vu ce prince danser avec la princesse. Tu as peur d’être délaissé, abandonné, rejeté. Tu as peur de ne pas êfre à la hauteur. Ce qui se réveille en toi dans ces moments pénibles te révèle quelque chose sur toi-même. ”

À l’occasion de la réunion du grand conseil du royaume, un jeune noble téméraire critiqua à plusieurs reprises le prince et lui reprocha sa façon de gérer certaines affaires du royaume. Le prince resta cloué sur place face à de telles attaques et ne sut que répondre. L’autre continua de plus belle et à nouveau le prince se tut, la rage au coeur. li fit venir le génie et l’interrogea.

“ ôte-lui ses titres de noblesse et dépouille-le de ses terres ”, répondit le génie. “ Cet homme cherche à te rabaisser devant les conseillers royaux. ”

“ Tu as raison ”, dit le prince. Mais il se ravisa et se souvint que le génie mentait.

“ Dis-moi la vérité ” continua le prince.

“ Je vais te la dire ”, rétorqua le génie, “ même si cela ne te plaît pas. Ce ne sont pas les attaques de cet homme qui t’ont déplu, mais l’impuissance dans laquelle tu t’es retrouvé et ton incapacité à te défendre. ”

Un jour, dans une auberge, le prince vit un homme se mettre dans une colère terrible et briser tables et chaises. Il voulut punir cet homme. Mais il demanda d’abord conseil au génie.

“ Punis-le ”, dit le génie. “ Cet homme est violent et dangereux. ”

“ Tu me trompes encore ”, dit le prince.

“ C’est vrai. Cet homme a mal agi. Mais si tu ne supportes pas sa colère, c’est avant tout parce que tu es toi-même colérique et que tu n’aimes pas te mettre dans cet état. Cet homme est ton miroir. ”

Une autre fois, le prince vit un marchand qui voulait fouetter un jeune garçon qui lui avait volé un fruit. Le prince avait vu filer le vrai voleur, Il arracha le fouet des mains du marchand et était sur le point de le battre lorsqu’il se ravisa.

“ Que m’arrive-t-il ”, dit-il au génie. “ Pourquoi cette scène m’a-t-elle mis dans cet état ? “

“ Cet homme mérite le fouet pour ce qu’il a fait ”, répondit le génie.

“ Me dis-tu la vérité ? "

“ Non ”, dit le génie. “ Tu as réagi si fortement parce que l’injustice subie par ce garçon t’a rappelé une injustice semblable subie autrefois. Cela a réveillé en toi une vieille blessure. ”

Alors le prince réfléchit à tout ce que le génie lui avait dit.

“ Si j’ai bien compris ”, dit-il au génie, “ personne ne peut m’énerver, me blesser ou me déstabiliser. "

“ Tu as bien compris ”, dit le génie. “ Ce ne sont pas les paroles ou les actes des autres qui te dérangent ou que tu n’aimes pas, mais les vieux démons qui se réveillent en toi à cette occasion : tes peurs, tes souffrances, tes failles, tes frustrations. "

Si tu jettes une mèche allumée dans une jarre d’huile, celle-ci s’enflammera. Mais si la jarre est vide ou qu’elle contient de l’eau, la mèche s’éteindra d’elle-même.

Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire. Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta transformation. Toute rencontre difficile devient alors une confrontation avec toi-même, une épreuve, une initiation.”

“ J’ai besoin de savoir encore une chose ”, dit le prince. “ Qui es-tu ? “

“ Je suis, moi aussi, ton reflet dans le miroir. ”

Chartes Bruthart
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12 Principes qui résument bien le bouddhisme


    12 Principes qui résument bien le bouddhisme en tant que
    philosophie, spiritualité et principes concrets de vie.

     



    1) Le salut par ses propres moyens est pour tout homme la tâche immédiate.

    2) Le premier fait de l’existence est la loi du changement ou de l’impermanence.

    3) La loi du changement s’applique également au concept de l’âme.

    4) L’univers est l’expression de la loi (Karma). Tous les effets ont des causes, et le caractère de l’homme est la somme de ses pensées et de ses actes antérieurs.

    5) La vie est indivisible quoique ses formes changeantes soient innombrables et périssables.
    6) La vie étant une, l’intérêt d’une de ses parties doit être celui du tout.

    7) Le sentier Octuple comporte : (1) La compréhension juste. (2) La pensée juste. (3) La parole juste. (4) L’action juste. (5) Les moyens d’existence juste. (6) L’effort juste. (7) L’attention juste. (Cool La concentration juste : la maîtrise de l’esprit qui parvient à élever l’être au samadhi, ou la contemplation de la réalité, qui mène à l’Éveil total. Comme le bouddhisme est une façon de vivre, plutôt qu’une théorie de la vie, le parcours de ce sentier est indispensable pour la délivrance personnelle. "Cesse de faire le mal, apprends à faire le bien, purifie ton coeur : ceci est l’enseignement des Bouddhas."

    Cool La réalité ne peut être décrite.

    9) Entre l’Éveil potentiel et l’Éveil véritable se trouve le Chemin du juste milieu, la Voie Octuple qui mène "du désir à la paix", un procédé de développement personnel entre les opposés, évitant les extrêmes. Le Bouddha parcourut cette voie jusqu’au bout et la seule foi requise par le Bouddhisme est la croyance raisonnable que là où a passé un guide, il nous est possible de marcher à notre tour. La voie doit être suivie par l’homme entier, non seulement par ce qu’il y a de meilleur en lui. Il faut que le coeur et l’intelligence soient développés ensemble. Le Bouddha était aussi bien le Tout-Compatissant que le Tout-Eveillé.

    10) Le Bouddhisme attache une grande importance à la nécessité de la concentration intérieure et à la méditation qui, à la longue, conduisent au développement des facultés spirituelles.

    11) Le Bouddha disait : "Travaillez avec diligence à votre propre salut." Le Bouddhisme ne connaît d’autre autorité pour la vérité que l’intuition individuelle et cette autorité n’existe que pour l’individu lui-même.

    12) Le bouddhiste n’est nullement pessimiste et ne cherche pas à s’évader de la réalité. Il ne nie pas l’existence de "Dieu", ni de l’âme, quoiqu’il applique à ces termes sa propre interprétation. C’est au contraire une logique, une religion, une science spirituelle, un mode de vie raisonnable, pratique et qui embrasse tout. Depuis deux mille cinq cents ans, il a satisfait les besoins de près d’un tiers de l’humanité. Il attire l’occident parce qu’il n’a pas de dogmes et qu’il satisfait le coeur comme la raison ; qu’il insiste sur la confiance en soi, allié à la tolérance envers d’autres opinions ; qu’il embrasse la science, la religion, la philosophie, la psychologie, la morale et l’art, et considère l’homme comme seul créateur de sa vie présente et seul ordonnateur de sa destinée.

    Tsewa

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Les 7 Principes du Chamanisme







    1. Le monde est ce que vous croyez qu’il est - Tout n’est que rêve, tous les systèmes sont arbitraires

    2. Il n’existe pas de limites - Tout est relié, tout est possible, relié mais autonome

    3. L’énergie circule là où vous concentrez votre attention - Tout est Énergie

    4. Maintenant est le moment de pouvoir - Tout est relatif, le pouvoir augmente avec l’attention des sens

    5. Aimer implique être satisfait avec l’Amour - L’Amour augmente à mesure que nous cessons de juger. Tout est vivant , conscient et sensible

    6. Tout pouvoir provient de l’intérieur - Tout a du pouvoir, le pouvoir provient de l’autorité

    7. L’efficacité est la mesure de la vérité - Il existe toujours une autre façon de faire les choses


http://mind-and-body.site.voila.fr/Site_etats_modifies_conscience.htm
http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=813

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Abraham et de Sarah

Rire d’Abraham et de Sarah

Quand Abraham et Sarah atteignent respectivement 100 ans et 90 ans, Dieu leur
annonce la naissance d’un fils. Chacun, à son tour, se met à rire : fou rire à la fois impie,
insensé, et rempli de bon sens. Mais Dieu ne s’en offusque pas, au contraire, il leur demande
d’appeler cet enfant : Isaac, prénom qui signifie : celui qui rira, messager du rire. Selon
Ouaknine3, Dieu souligne l’étonnement incrédule des futurs parents et, en même temps,
signifie que l’ouverture de la matrice, l’entrée dans la création, est de l’ordre du rire :
en riant,Dieu ouvre les portes de l’histoire.

La naissance d’Isaac constitue un événement qui fait éclater la logique, qui s’invente
au lieu de s’enfermer dans un sens préfabriqué. Le rire aurait ainsi une origine quasi divine
qui brise les habitudes de pensée. De la même façon, les blagues juives donnent l’occasion de
redécouvrir le sens originaire des mots dont le sens primitif s’est affadi. On retrouve le même
fonctionnement dans le Midrach qui commente les textes bibliques : grâce à l’homonymie ou
à l’homophonie des mots, on peut saisir des sonorités neuves qui ouvrent des horizons
nouveaux. L’humour n’est pas un jeu frivole, il peut guérir le langage usé par le temps et lui
offrir un second souffle.

Cependant, le rire d’Abraham se rapproche du rire impie. Deux mots en hébreu
désignent le rire : l’un désigne la joie extatique, et l’autre, la moquerie polémique. Ce rire ne
se gausse pas du Dieu transcendant, mais il apparaît subversif, annonciateur d’autres rires
bibliques qui désacralisent et s’avèrent dangereux même pour Dieu. Selon Wiesel, le rire,
«c’est l’erreur de Dieu ». En octroyant à l’homme la faculté de rire, il ne se doute pas que plus
tard ce ver de terre l’utilisera comme « moyen de vengeance »

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