taosophie

je ne veux pas savoir

1. Je ne veux pas savoir ce que tu fais pour gagner ta vie. Je veux savoir ce qui te passionne et si tu as le courage de réaliser tes rêves.

2. Je ne veux pas savoir quel âge tu as. Je veux savoir si tu peux tout risquer pour l'amour, pour tes rêves, pour l'aventure de la vie.

3. Je ne veux pas savoir sous quel signe tu es né. Je veux savoir si les épreuves de la vie ont ouvert ton coeur, ou si, au contraire, elles l'ont fermé à jamais.

4. Je ne veux pas savoir si tu dis la vérité ou non. Je veux savoir si tu peux supporter le poids d'une accusation et ne pas trahir ton âme, si tu es fidèle et si je peux ainsi mettre ma confiance en toi.

5. Je ne veux pas savoir où tu habites ni combien d'argent tu gagnes. Je veux savoir si tu peux te relever après avoir connu le désespoir, courbaturé et meurtri jusqu'aux os, et si tu peux ensuite aider tes enfants.

6. Je ne veux pas savoir qui tu es ni d'où tu viens. Je veux savoir si tu peux te tenir au milieu du feu avec moi, sans reculer.

7. Je ne veux pas connaître l'objet de tes études. Je veux savoir ce qui t'a permis de continuer quand tout allait mal. Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même, et si tu apprécies ta compagnie dans les moments de solitude.





(Oriah Mountain Dreamer)

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Cloîtrée

        Cloîtrée dans les règles de la vie
        La vision du roi
        Vertige de fleurs
        Mouvement

        A la lueur du feu
        Un hérisson renifle
        A travers et la dessèche
        Aussi. pense à toi

        Sans la juger, tout en sachant
        Tendre l'oreille aux sons
        C'était l'esprit des veillées
        Faire face au danger

        Des jouets d'un rêve
        En paroles décomposées
        Juste s'assoir tout à côté
        Et nous éclabousser de joie
 
Sourire
 

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Croire

Croire
qu'il est bleu, le ciel
tendre l'oreille aux sons
inconsistance

la feuille dorée danse
le bonheur illicite
l'accompagne
au creux de la vague

pluie torrentielle
savoir attendre
la vision du roi
parle de nous

des cris de mouettes dans le vent
des cristaux de glace scintillants
qu'exprime tant d'amour
désagrégation


 

Sourire

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Tu me dis le reste

Tu me dis  le reste
des arbres du parc gisent abattus
dans l'ici et le maintenant
désagrégés

Tu me dis une vague
vivante  encore qui  te conduit
et  ton coeur frémit
même sans y  penser

La force d'aller plus loin
change le trésor, l'épée, l'élixir
au rire des enfants
en contact stimulant

Quel est le chemin
j’entends encore tes mots
nettoyer les plaies
si vite fondues !



Sourire

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Légende du Myosotis




    Festonné d’azur, maculé de blanc, effleuré de carmin et boutonné d’indigo, tel un chevalier portant les couleurs de sa dame, le myosotis, lui, arbore celles de son ami : l’arc-en-ciel.

    Vous l’ignoriez ? Alors je vous conte l’événement :

    Il y a bien longtemps, une plante fine et élégante redressait péniblement ses tiges alourdies par l’orage qui venait de sévir. Après quelques étirements, enfin ses fleurettes diaphanes se tournèrent vers le soleil réapparu. A leur grand étonnement, elles s’aperçurent qu’elles se trouvaient en dessous mais alors juste en dessous d’un arc-en-ciel.

    Elles en avaient déjà vu, bien sûr, mais loin, à l’horizon. Il leur sembla bien que les lois naturelles aient été quelque peu bousculées mais pourquoi s’en étonner ?

    Bavardes, elles se mirent à lui conter tous les potins du jardin : Mollo, l’escargot avait repeint sa coquille couleur abricot ; La coccinelle point 5, la coquette, se frottait sans cesse les élytres pour les rendre luisantes ; Mimi, la fourmi, avait livré un des œufs, si précieux à demi cassé et mal lui en avait pris.

    Les rayons du soleil, vainqueurs des nuages, diffusaient une chaleur plus forte et l’arc-en-ciel sentit qu’il palissait. Juste avant de disparaître, il cria à ses amies : « Je reviendrai, ne m’oubliez pas. »

    Les fleurettes étaient toutes tristes de son départ, et c’est alors qu’elles s’aperçurent avec ravissement qu’elles étaient, à l’instar de leur ami, tout irisées.

    Depuis ce jour, les gens désignent les myosotis par le joli nom de « Ne m’oubliez pas », ce qui est plus poétique que « oreilles de souris » leur ancienne appellation.
     



    http://www.lespasseurs.com/contes_Marcelle_Gerday.htm

Sourire

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Nuit noire

    Nuit noire
    elle chante dans les arbres
    des survivants
    pouvaient y résister

    Immobile berceuse
    pas  un tronc ne bouge
    les paroles voguent
    en vêtements d'Arlequin
    Une croix d'arc-en-ciel
    perce tes paupières
    un rayon du soleil
    parle de ce qui est là

    Seule la neige paraît familière
    elle écrit plus vite, brille plus blanche
    à travers les branches des arbres
    le bras tendu vers la portière
 
Sourire

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Une épine de rosier

    Une épine de rosier
    invite encore à laisser
    des messages dans ses racines
    où s'étire la brise d'été

    Elle déploie toute sa splendeur
    et redouble tes chances
    comme le vent libère
    pieds et marée

    Un gentil luciole,
    en joggueur silencieux,
    m'aura doublé ? Pas de dispute,
   une fleur suffirait

    La pluie, reste une fête
    que le soleil déchire
    de ses lèvres rouge vif
    sur la rive en miroir
 
Sourire

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C'est quoi la vie

C’est quoi la vie et le bonheur ?
un sanglier dévore des fleurs
quelque part, dans la flaque
encore un instant...

Bondissent les poissons.
comprendrons-ils l’essentiel ?
laisser la vie nous porter
pénètre le flot du soleil

Premier matin de gel
et rideau de brume
sur un vieux couple
encore un instant...

Dit le flocon de neige
ta lumière ne suffit pas
la forêt s'entrouvre
et tu danses sur les eaux
 
Sourire

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Vouloir

    
    Vouloir
    il était donc en voyage ?
    une fleur d'or suffirait
    sans bruit, sans éclat

    Toucher
    une allée de platanes
    sous le vent de l'été
    un grand rassemblement

    Ici, au-delà de ce temps
    calme l’esprit, écoute la vie
    rien de plus désolant
    que se mettre en lumière

    Quelque part pense à toi
    aux rires des enfants
    aux vertiges des fleurs
    si souples, si délicates



Sourire

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Un faucon imperceptible

Un faucon imperceptible
s'éveille,  et regarde
près du chemin
à côté de la prairie

Qui t'aura  protégé
des couleurs sans faiblir
à la fraicheur de l'âme
d'un ciel soudain trop bas

D'autres sentiments
imperceptibles s'éveillent
avec les saules élagués
dans cette bruine

hésitation
qui va tout changer,
à côté de ce jardin
la petite rainette, s'endort.
 
Sourire

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