taosophie

Les Paires



    §1.

    La pensée conditionne les choses

    Pour l’essentiel elles sont pensées,

    Faites de pensées.



    §2.

    Agis et parle avec une pensée malhabile

    Et la souffrance suit inexorablement

    Comme le char suit le bœuf.



    §3.

    La pensée conditionne les choses

    Pour l’essentiel elles sont pensées,

    Faites de pensées.



    §4.

    Agis et parle avec une pensée habile

    Et le bonheur suit assurément

    Comme l’ombre suit le promeneur.



    §5

    « Il m’a injurié, battu, vaincu et volé !»

    Qu’on s’attache à ces pensées

    Et la haine s’enflammera.



    §6

    « Il m’a injurié, battu, vaincu et volé !»

    Qu’on se détache de ces pensées

    Et la haine s’éteindra.



    §7

    En ce bas monde

    La haine n'apaise jamais la haine.

    C'est une vérité profonde :

    L’amour seul apaise la haine.



    §8

    Plusieurs ne réalisent pas

    Qu'il faut se maîtriser ici-bas.

    Pour ceux qui réalisent cela

    La querelle s’apaisera



    §9

    Ceux que les plaisirs obsèdent,

    Les gloutons, oisifs, léthargiques

    Que les sens dominent,

    Ils seront vaincus par les mirages de l’existence

    Comme les arbrisseaux par le vent.



    §10

    Ceux que les souffrances n’affolent pas,

    Les frugaux, fidèles, énergiques

    Qui dominent les sens,

    Ils résisteront aux mirages de l’existence

    Comme les rocs sous le vent.



    §11

    Qui endosse la bure

    Mais ignore modération, sincérité, et pureté

    Souille son habit.



    §12

    Qui endosse la bure

    Et connaît modération, sincérité et pureté

    Honore son habit.



    §13

    Ceux qui voient le superflu dans l’essentiel

    Et l’essentiel dans le superflu

    N'arrivent jamais à l'essentiel.

    Ils paissent dans le champ des idées fausses.



    §14

    Ceux qui voient l’essentiel dans l’essentiel

    Et le superflu dans le superflu,

    Arrivent à l’essentiel.

    Ils paissent dans le champ des idées justes.



    §15

    De même que la pluie envahit

    La maison au toit percé,

    Ainsi l’obsession envahit

    Le cœur non entraîné.





    §16

    De même que la pluie épargne

    La maison au toit étanché,

    Ainsi l’obsession épargne

    Le cœur bien entraîné.



    §17

    Ici-bas, du chagrin

    Au-delà, du chagrin

    Le malfaisant est chagriné

    Dans les deux mondes.

    Voyant la laideur de ses actions

    Il se chagrine.



    §18

    Ici-bas, de la joie

    Au-delà, de la joie

    Le bienfaisant est joyeux

    Dans les deux mondes.

    Voyant la beauté de ses actions

    Il se réjouit.



    §19

    Ici-bas, des tourments

    Au-delà, des tourments.

    Le malfaisant est tourmenté

    Dans les deux mondes

    La conscience de ses méfaits le tourmente

    Et engagé dans cette voie

    Il se tourmente davantage.



    §20

    Ici-bas, des ravissements

    Au-delà, des ravissements

    Le bienfaisant est ravi

    Dans les deux mondes.

    La conscience de ses bienfaits le ravit

    Et engagé dans cette voie

    Il se ravit davantage.



    §21

    Qu’importe la récitation répétée des écritures

    Si le négligent ne les pratique pas ?

    Il est comme un bouvier comptant les vaches d’autrui.

    Il ne participe nullement à la quête spirituelle.



    §22

    Quiconque ne récite qu’une fois les écritures

    Mais pratique avec vigilance et liberté de cœur

    Se défaisant de l’avidité, l’aversion et l’aveuglement

    Sans agripper ni l’Ici-bas, ni l’Au-delà,

    Celui-là participe pleinement à la quête spirituelle.

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Avec les damnés

Mon premier poème informatique

ai-je pris la voie de la mort mortelle?
cette machine m'achèvera-t-elle
alors que l'alcool, les femmes et la pauvreté
n'y sont pas parvenus?

Whitman rit-il de moi dans sa tombe?
Creeley s'en soucie-t-il?

est-ce correctement espacé?

et moi?
Ginsbert va-t-il hurler?

apaise mes craintes!

donne-moi de la chance!

donne-moi l'inspiration!

donne-moi l'énergie pour continuer!

je suis de nouveau vierge.

un vierge de 70 ans.

me baise pas la gueule, machine

ou si.
tout le monde s'en fout.

parle-moi machine!

on peut boire ensemble.
on peut s'amuser.
pense à tous ceux qui vont me détester devant cet
ordinateur.

on les ajoutera aux autres
et on continuera
sans faiblir.

c'est donc le commencement
non la
fin.

Charles Bukowski

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Chance


  
jadis
nous étions jeune
à cette
machine...
à boire
à fumer
à taper

une époque
splendide
miraculeuse

et encore
aujourd'hui
seulement maintenant
au lieu
d'avancer vers
le temps
c'est lui qui
avance vers
nous

qui percute
chaque mot
sur le
papier

clairement

rapidement

durement

qui comble un
espace qui se
referme.

Charles Bukowski

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Hymne de l'amour universel

  •  
      Que tous les êtres

      Soient remplis de joie et de paix.

      Que tous les êtres,

      Partout,

      Les forts et les faibles,

      Les illustres et les insignifiants,

      Les puissants et les misérables,

      Les grands et les petits,

      Les subtils et les grossiers;

      Que tous les êtres,

      Partout,

      En vue ou dans l’ombre,

      Proches ou éloignés,

      Nés ou à naître:

      Que tous les êtres

      Soient remplis d’une joie durable.



      Qu’aucun être,

      Nulle part

      N’en déçoive un autre,

      N’en méprise un autre.

      Qu’aucun être

      Sous l’emprise de la colère ou du ressentiment

      Ne souhaite jamais le malheur d’un autre.



      Tout comme une mère

      Fait de sa vie un rempart

      Pour protéger de la souffrance

      Son enfant,

      Son unique enfant,

      Qu’un amour sans borne

      Pour toutes les créatures

      Grandisse en moi.



      Que mon amour

      S’épanche et sillonne l’univers,

      Dans toute sa hauteur,

      Sa profondeur

      Et sa grandeur ;

      Un amour sans limites,

      Sans haine,

      Et sans hostilité.



      Puis, debout ou marchant,

      Assis ou couché,

      Tant que je suis éveillé,

      Puissé-je tendre vers cela

      En fixant mon esprit sur une pointe.

      Ainsi, ma vie apportera le paradis sur la terre.
  •   


Namo Tassa Bhagavato Arahato Sammâ Sambuddhassa
Hommage au Bienheureux, au Libéré, au pleinement Éveillé [x3]


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Chapeau bas


Porte l'oiseau


Guide la diligence


Vide l'évidence



Garde le repos

 

Sourire

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Sourire à un inconnu



    Sourire à un inconnu
    poser le fardeau
    une fleur suffirait
    à tout juste reverdir.

    Sourire à un inconnu
    s'asseoir tout à côté
    épouser le chant si doux
    de sa voix, au sang d'été

    Entre nous et l'éternel
    le retour avec l'élixir
    c'était le printemps
    en pause salutaire

    Tel un aveu
    le paysage aura percé
    le champ de prime sève
    qui parle de ce qui est là



Sourire

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Parle


    Parle de divergences
    passe un jour brillant
    l'esprit des veillées
    pousse vers le haut.

    Tant qu'elle te berce
    pour le temps des vacances
    l'arôme du café dans la maison
    te freine avec douceur.

    Je te vois encore écouter,
    grand ouvert au clair de lune,
    l'appel des lilas,
    qui élève leur point de vue.

    le héros ou l'héroïne rêve
    mille étoiles scintillent
    indulgente la lune sourit
    riche de ses joyaux.



Sourire

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Nuit d'encre



    Nuit d'encre
    une fleur qui naît
    mène au long du versant
    à convaincre par la douceur

    A te sentir près de mon coeur
    à rencontrer des défis, des aides, des alliés
    à jouer des mots, du regard, des idées,
    à cueillir le simple en nous...

    La voûte bleutée
    recueille la vie qui bat,
    tu savais renoncer,
    était-ce insuffisant ?

    Un grain de bonheur,
    au coeur de la ville,
    admire des sapins morts
    ce qui les conduit ..



Sourire

 

 

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Tu t'adresses

    Tu t'adresses à moi,
    tiré du rêve en sursaut,
    le calme plat des marais,
    se met en lumière.

    Quelque part,
    la musique de l'automne,
    protège du mal être
    et puis rêve d'errance.

    Un oiseau gazouille,
    le visiteur
    entend encore tes mots,
    quel contact stimulant !

    A la lueur du feu
    donner de l'éclat à la musique
    fait fleurir les tournesols
    et la force revient.


Sourire

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Voir


Voir, sans même y penser
les derniers lambeaux de brouillard
s'incliner sur les bambous
en pause salutaire

A la lumière d'un petit jour
noir comme la neige blême et usée
pas d'autre son qui ne dérange
la petite brise qu'enchante le clair de lune

Avant que ce monde ne change
quelque part en révolution
aura-t-elle quitté son nid
pour un toit au-dessus de tout

A la lumière d'un grand jour
quel pays inconnu, revoir,
voile les branches vertes des sapins
sans bruit et sans éclat

 


Sourire

 

 

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