Dimanche 3 Aout 2008
§1.
La pensée conditionne les choses
Pour l’essentiel elles sont pensées,
Faites de pensées.
§2.
Agis et parle avec une pensée malhabile
Et la souffrance suit inexorablement
Comme le char suit le bœuf.
§3.
La pensée conditionne les choses
Pour l’essentiel elles sont pensées,
Faites de pensées.
§4.
Agis et parle avec une pensée habile
Et le bonheur suit assurément
Comme l’ombre suit le promeneur.
§5
« Il m’a injurié, battu, vaincu et volé !»
Qu’on s’attache à ces pensées
Et la haine s’enflammera.
§6
« Il m’a injurié, battu, vaincu et volé !»
Qu’on se détache de ces pensées
Et la haine s’éteindra.
§7
En ce bas monde
La haine n'apaise jamais la haine.
C'est une vérité profonde :
L’amour seul apaise la haine.
§8
Plusieurs ne réalisent pas
Qu'il faut se maîtriser ici-bas.
Pour ceux qui réalisent cela
La querelle s’apaisera
§9
Ceux que les plaisirs obsèdent,
Les gloutons, oisifs, léthargiques
Que les sens dominent,
Ils seront vaincus par les mirages de l’existence
Comme les arbrisseaux par le vent.
§10
Ceux que les souffrances n’affolent pas,
Les frugaux, fidèles, énergiques
Qui dominent les sens,
Ils résisteront aux mirages de l’existence
Comme les rocs sous le vent.
§11
Qui endosse la bure
Mais ignore modération, sincérité, et pureté
Souille son habit.
§12
Qui endosse la bure
Et connaît modération, sincérité et pureté
Honore son habit.
§13
Ceux qui voient le superflu dans l’essentiel
Et l’essentiel dans le superflu
N'arrivent jamais à l'essentiel.
Ils paissent dans le champ des idées fausses.
§14
Ceux qui voient l’essentiel dans l’essentiel
Et le superflu dans le superflu,
Arrivent à l’essentiel.
Ils paissent dans le champ des idées justes.
§15
De même que la pluie envahit
La maison au toit percé,
Ainsi l’obsession envahit
Le cœur non entraîné.
§16
De même que la pluie épargne
La maison au toit étanché,
Ainsi l’obsession épargne
Le cœur bien entraîné.
§17
Ici-bas, du chagrin
Au-delà, du chagrin
Le malfaisant est chagriné
Dans les deux mondes.
Voyant la laideur de ses actions
Il se chagrine.
§18
Ici-bas, de la joie
Au-delà, de la joie
Le bienfaisant est joyeux
Dans les deux mondes.
Voyant la beauté de ses actions
Il se réjouit.
§19
Ici-bas, des tourments
Au-delà, des tourments.
Le malfaisant est tourmenté
Dans les deux mondes
La conscience de ses méfaits le tourmente
Et engagé dans cette voie
Il se tourmente davantage.
§20
Ici-bas, des ravissements
Au-delà, des ravissements
Le bienfaisant est ravi
Dans les deux mondes.
La conscience de ses bienfaits le ravit
Et engagé dans cette voie
Il se ravit davantage.
§21
Qu’importe la récitation répétée des écritures
Si le négligent ne les pratique pas ?
Il est comme un bouvier comptant les vaches d’autrui.
Il ne participe nullement à la quête spirituelle.
§22
Quiconque ne récite qu’une fois les écritures
Mais pratique avec vigilance et liberté de cœur
Se défaisant de l’avidité, l’aversion et l’aveuglement
Sans agripper ni l’Ici-bas, ni l’Au-delà,
Celui-là participe pleinement à la quête spirituelle.
Par Sol, Dimanche 3 Aout 2008 à 18:35 GMT+2 dans Ma rubrique
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Mon premier poème informatique
ai-je pris la voie de la mort mortelle?
cette machine m'achèvera-t-elle
alors que l'alcool, les femmes et la pauvreté
n'y sont pas parvenus?
Whitman rit-il de moi dans sa tombe?
Creeley s'en soucie-t-il?
est-ce correctement espacé?
et moi?
Ginsbert va-t-il hurler?
apaise mes craintes!
donne-moi de la chance!
donne-moi l'inspiration!
donne-moi l'énergie pour continuer!
je suis de nouveau vierge.
un vierge de 70 ans.
me baise pas la gueule, machine
ou si.
tout le monde s'en fout.
parle-moi machine!
on peut boire ensemble.
on peut s'amuser.
pense à tous ceux qui vont me détester devant cet
ordinateur.
on les ajoutera aux autres
et on continuera
sans faiblir.
c'est donc le commencement
non la
fin.
Charles Bukowski
Par Sol, Dimanche 3 Aout 2008 à 18:31 GMT+2 dans Ma rubrique
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jadis
nous étions jeune
à cette
machine...
à boire
à fumer
à taper
une époque
splendide
miraculeuse
et encore
aujourd'hui
seulement maintenant
au lieu
d'avancer vers
le temps
c'est lui qui
avance vers
nous
qui percute
chaque mot
sur le
papier
clairement
rapidement
durement
qui comble un
espace qui se
referme.
Charles Bukowski
Par Sol, Dimanche 3 Aout 2008 à 18:30 GMT+2 dans Ma rubrique
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-
Que tous les êtres
Soient remplis de joie et de paix.
Que tous les êtres,
Partout,
Les forts et les faibles,
Les illustres et les insignifiants,
Les puissants et les misérables,
Les grands et les petits,
Les subtils et les grossiers;
Que tous les êtres,
Partout,
En vue ou dans l’ombre,
Proches ou éloignés,
Nés ou à naître:
Que tous les êtres
Soient remplis d’une joie durable.
Qu’aucun être,
Nulle part
N’en déçoive un autre,
N’en méprise un autre.
Qu’aucun être
Sous l’emprise de la colère ou du ressentiment
Ne souhaite jamais le malheur d’un autre.
Tout comme une mère
Fait de sa vie un rempart
Pour protéger de la souffrance
Son enfant,
Son unique enfant,
Qu’un amour sans borne
Pour toutes les créatures
Grandisse en moi.
Que mon amour
S’épanche et sillonne l’univers,
Dans toute sa hauteur,
Sa profondeur
Et sa grandeur ;
Un amour sans limites,
Sans haine,
Et sans hostilité.
Puis, debout ou marchant,
Assis ou couché,
Tant que je suis éveillé,
Puissé-je tendre vers cela
En fixant mon esprit sur une pointe.
Ainsi, ma vie apportera le paradis sur la terre.
Namo Tassa Bhagavato Arahato Sammâ Sambuddhassa
Hommage au Bienheureux, au Libéré, au pleinement Éveillé [x3]
Par Sol, Dimanche 3 Aout 2008 à 18:23 GMT+2 dans Ma rubrique
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Porte l'oiseau

Guide la diligence

Vide l'évidence

Garde le repos
Sourire
Par Sol, Dimanche 3 Aout 2008 à 18:16 GMT+2 dans Ma rubrique
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Vendredi 1 Aout 2008
Sourire à un inconnu
poser le fardeau
une fleur suffirait
à tout juste reverdir.
Sourire à un inconnu
s'asseoir tout à côté
épouser le chant si doux
de sa voix, au sang d'été
Entre nous et l'éternel
le retour avec l'élixir
c'était le printemps
en pause salutaire
Tel un aveu
le paysage aura percé
le champ de prime sève
qui parle de ce qui est là
Sourire
Par Sol, Vendredi 1 Aout 2008 à 15:56 GMT+2 dans Mes cieux d'âme
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Parle de divergences
passe un jour brillant
l'esprit des veillées
pousse vers le haut.
Tant qu'elle te berce
pour le temps des vacances
l'arôme du café dans la maison
te freine avec douceur.
Je te vois encore écouter,
grand ouvert au clair de lune,
l'appel des lilas,
qui élève leur point de vue.
le héros ou l'héroïne rêve
mille étoiles scintillent
indulgente la lune sourit
riche de ses joyaux.
Sourire
Par Sol, Vendredi 1 Aout 2008 à 15:55 GMT+2 dans Mes cieux d'âme
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Nuit d'encre
une fleur qui naît
mène au long du versant
à convaincre par la douceur
A te sentir près de mon coeur
à rencontrer des défis, des aides, des alliés
à jouer des mots, du regard, des idées,
à cueillir le simple en nous...
La voûte bleutée
recueille la vie qui bat,
tu savais renoncer,
était-ce insuffisant ?
Un grain de bonheur,
au coeur de la ville,
admire des sapins morts
ce qui les conduit ..
Sourire
Par Sol, Vendredi 1 Aout 2008 à 15:54 GMT+2 dans Mes cieux d'âme
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Tu t'adresses à moi,
tiré du rêve en sursaut,
le calme plat des marais,
se met en lumière.
Quelque part,
la musique de l'automne,
protège du mal être
et puis rêve d'errance.
Un oiseau gazouille,
le visiteur
entend encore tes mots,
quel contact stimulant !
A la lueur du feu
donner de l'éclat à la musique
fait fleurir les tournesols
et la force revient.
Sourire
Par Sol, Vendredi 1 Aout 2008 à 15:53 GMT+2 dans Mes cieux d'âme
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Mercredi 30 Juillet 2008
Voir, sans même y penser
les derniers lambeaux de brouillard
s'incliner sur les bambous
en pause salutaire
A la lumière d'un petit jour
noir comme la neige blême et usée
pas d'autre son qui ne dérange
la petite brise qu'enchante le clair de lune
Avant que ce monde ne change
quelque part en révolution
aura-t-elle quitté son nid
pour un toit au-dessus de tout
A la lumière d'un grand jour
quel pays inconnu, revoir,
voile les branches vertes des sapins
sans bruit et sans éclat
Sourire
Par Sol, Mercredi 30 Juillet 2008 à 08:16 GMT+2 dans Mes cieux d'âme
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